Il brade même sa cale basse pour un poste ministériel, toujours sans succès

Publié le par L'OPPOSANT

 

Kezabo-Deby-Lere

Saleh Kebzabo n'est pas un opposant. C'est un type qui cherche par tous les moyens à assurer ses arrières. Depuis de nombreuses années, ce monsieur claironne le jour et courtise les ténors du régime la nuit. L'objectif de notre Kebzabo national c'est de se faire coopté et parachuté comme ministre. Après sa traversée du désert depuis des années durant, ce nostalgique du passé a compris que prêcher dans le désert est improductif. Alors il s'est mis à multiplier les contacts dans l'ombre en fréquentant les hommes proches du pouvoir pour espérer que son voeu soit exhaussé. Il a même offert sa calebasse remplie de quelques épis de mil, de maïs et de sorgho à Deby en mars 2012 pour espérer obtenir en retour un poste ministériel. Peine perdue. Deby a balancé la calebasse par derrière.    

Las de se voir désavoué après chaque tentative de rapprochement avec Deby, Kebzabo a voulu se venger. Il a trouvé un autre moyen pour le faire : pactiser avec quelques égarés en vue d'une conspiration contre les institutions de la République. C'est ainsi qu'après avoir pris contact avec ses complices et après avoir peaufiné leur plan machiavélique, il a imaginé un voyage en Afrique du Sud. Lorsque la date de leur conspiration approche, il a informé ses complices qu'il sera en déplacement mais que l'exécution du plan soit maintenu à la date prévue. Il est parti en espérant que ses complices mettent à exécution leur projet macabre. Mal leur en a pris. Les forces de l'ordre ont vite déjoué la tentative du putsch.    

Les complices de Kebzabo ont été cueillis le 2 mai 2013 alors qu'ils étaient en pleins préparatifs. Une fois conduits aux Renseignements généraux pour être auditionnés, ils ont reconnu avoir été manipulés par Kebzabo. Ils ont réalisé assez tardivement que le cerveau de la conspiration s'est servi d'eux pour faire le sale boulot et que son voyage en Afrique du Sud n'est qu'un prétexte au cas où la chose allait échouer. Donc, les complices de Kebzabo ont dénoncé leur parrain. Lorsqu'il a appris que la tentative de coup d'Etat a échoué, il a été contraint de prolonger son séjour en Afrique du Sud pour essayer de trouver un alibi. Mais les Tchadiens ne sont pas dupes.    

Il y a des preuves irréfutables aujourd'hui qui accablent Kebzabo dans la tentative de coup d'Etat déjoué en mai 2013. Les parlementaires tchadiens sont convaincus et il y a de fortes probabilités que son immunité parlementaire soit levée en septembre afin qu'il soit présenté devant le Procureur.    

Zouzabé Passalé,

N'Djamena

Publié dans A BAS LA DÉMAGOGIE !

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